Chaire de recherche sur les écosystèmes côtiers et les activités portuaires, industrielles et maritimes

Lancement de la Chaire de recherche sur les écosystèmes côtiers et les activités portuaires, industrielles et maritimes

L’Université Laval, l’Institut nordique de recherche en environnement et en santé au travail (INREST) et le Port de Sept-Îles ont annoncé mercredi 5 février le lancement de la Chaire de recherche sur les écosystèmes côtiers et les activités portuaires, industrielles et maritimes. L’événement a eu lieu en présence de la ministre déléguée aux Transports et ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal, Chantal Rouleau, et du ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, ministre responsable de la région de la Côte-Nord et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale suppléant, Jonatan Julien.

Lire le communiqué de presse et la fiche technique ci-dessous pour plus d’informations. 

Mission

La Chaire de recherche sur les écosystèmes côtiers et les activités portuaires, industrielles et maritimes a pour mission d’améliorer les connaissances fondamentales sur le fonctionnement des écosystèmes côtiers afin de guider les pratiques qui assureront une gestion durable des systèmes socio-écologiques en milieux côtiers soumis à des activités portuaires, industrielles et maritimes.

contexte

L’écotone côtier, situé à l’intersection des zones terrestres et marines, est un environnement dynamique où la connectivité entre différents milieux est complexe, particulièrement dans le Saint-Laurent, où l’augmentation soutenue des activités maritimes exerce des pressions grandissantes sur les écosystèmes. Les zones côtières sont des régions naturellement dynamiques abritant une forte diversité, tant en ce qui a trait à la physionomie des paysages qu’à la richesse spécifique des différents écosystèmes.

Historiquement, les écosystèmes côtiers furent essentiels au développement des sociétés humaines. En effet, ils donnent accès à de nombreuses ressources et permettent l’échange par voies maritimes. Par conséquent, plusieurs zones côtières abritent aujourd’hui une forte densité de population humaine, ce qui s’est traduit au cours des dernières décennies par une accélération de leur utilisation. Les zones côtières sont aussi aux premières lignes des effets du dérèglement climatique actuel et font face, entre autres, à l’augmentation du niveau des mers, à l’érosion des berges et à l’acidification des océans. Par conséquent, d’importants changements socioéconomiques et environnementaux sont à prévoir dans un avenir rapproché pour ces milieux qui sont déjà parmi les plus sévèrement dégradés sur la planète.

Le programme de recherche de cette chaire est multidisciplinaire. Il intègre des méthodes de pointe en science environnementale qui offriront une vision d’ensemble des enjeux entourant les changements planétaires en milieu côtier dans un contexte d’activités portuaires, industrielles et maritimes.

Objectifs

La Chaire propose une approche holistique pour étudier les écosystèmes en zones industrielles et portuaires ainsi que dans les voies navigables qui y sont associées afin d’optimiser les activités qui s’y déroulent.

Ses objectifs spécifiques sont :
  • Caractériser l’empreinte écologique des activités anthropiques associées aux zones industrielles et portuaires.
  • Décrire et quantifier les effets spatiotemporels des relations entre ces activités et leurs conséquences sur les différents secteurs environnementaux.
  • Concevoir des méthodes et des outils novateurs (comme l’approche sédimentaire géochimique et moléculaire ou le modèle quantitatif d’inférence) permettant de distinguer les principaux changements environnementaux naturels de ceux associés aux activités anthropiques en zone côtière.
  • Conseiller et accompagner les organisations dans la planification et la mise en place de solutions durables d’adaptation aux problématiques rencontrées.
  • Soutenir la protection du territoire maritime côtier et des écosystèmes.

RETOMBÉES

Le programme de recherche proposé s’articule autour de trois champs d’expertise.

Recherche

Le programme de recherche permettra de développer les connaissances fondamentales sur le fonctionnement des écosystèmes côtiers, pour lesquels il existe encore peu de données. La Chaire veillera à approfondir de façon exhaustive les connaissances sur le fonctionnement d’écosystèmes qui sont parmi les plus importants systèmes hydrographiques au monde et qui représentent une grande richesse biologique.

Formation

Les étudiantes et étudiantes qui participeront aux activités de la Chaire bénéficieront de multiples occasions d’interagir avec des membres de groupes de recherche s’intéressant aux répercussions des changements planétaires sur les systèmes aquatiques, en particulier Québec-Océan. Au terme de leurs études, ces personnes seront pourvues d’un savoir-faire pratique qui pourra leur être utile tant à l’échelle provinciales que nationale ou internationale.

Transfert de connaissances

La Chaire de recherche sur les écosystèmes côtiers et les activités portuaires, industrielles et maritimes positionnera l’Université Laval à l’avant-garde de la recherche sur les milieux côtiers. Les décisions prises à la lumière des résultats obtenus auront une influence considérable et durable sur la saine gestion de l’environnement.

Actualités

Sur le terrain avec la Chaire

Malgré la pandémie, l’équipe de la Chaire de recherche a pu se rendre sur le terrain afin de réaliser une campagne d’échantillonnage le long de la baie de Sept-Îles pendant l’été 2020 en collaboration avec l’INREST.

Émilie Saulnier-Talbot, titulaire de la Chaire de recherche, a effectué une campagne de reconnaissance et d’échantillonnage autour de la baie de Sept-Îles en juillet 2020, accompagnée de ses deux stagiaires, Emilie Arsenault et Félix Labrecque du département de biologie de l’Université Laval.

Avec le soutien logistique de l’INREST, plusieurs points d’échantillonnage stratégiques ont été sélectionnés sur le pourtour-même de la baie, ainsi que certains points de Gallix à Matamek et sur les îles au large (voir carte ci-dessous).

Le but de cette campagne était de déterminer le type de diatomées (microalgues siliceuses) croissent sur quels types de substrats et dans quelles conditions environnementales vis-à-vis de variables telles que le pH, la salinité et la turbidité de l’eau. Ces variables clés nous indiquent leurs préférences écologiques. 

Les diatomées sont d’excellents indicateurs environnementaux, qui servent à nous informer sur la santé de l’écosystème dans lequel elles évoluent.

Carte des points d'échantillonnage (en jaune) de la campagne de terrain 2020

partenaires

Lancement de la Chaire à Québec et à Sept-Îles

Institut nordique de recherche en environnement et en santé au travail

Northern institute for research in environment and occupational health and safety

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